tant qu’il reste un arbre
un oiseau dessus
une fleur sous cet arbre
la guerre a perdu
tant qu’il reste une herbe
dans le béton nu
bonne ou mauvaise herbe
la ville a perdu
il reste de l’espoir
mais pas beaucoup
quelques fonds de tiroirs
assez pour nous
il reste de l’espoir
mais pas beaucoup
peut-être 2 grammes 1/4
assez pour nous
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tant qu’il reste au ciel
un astre inconnu
un seul dans le ciel
Armstrong a perdu
tant qu’il reste un poing
face aux tanks tendu
dans la foule un poing
la peur a perdu
il reste de l’espoir
mais pas beaucoup
quelques fonds de tiroirs
assez pour nous
il reste de l’espoir
mais pas beaucoup
peut-être 2 grammes 1/4
assez pour nous
--------------------------------
tant qu’il reste l’amour
nos corps dévêtus
qui se parlent d’amour
les autres ont perdu
tant qu’il reste l’amour
nos corps dévêtus
qui se parlent d’amour
les autres ont perdu
Ne te laisse pas éteindre
Tu ne sais pour qui tu es une lumière
Aucune ligne ne démarque l’océan du ciel
Noyé dans une brume permanente
Je tâtonnais
Je me suis senti glisser
Et je dois te dire----
J’aime les filles au nom d’ouragan
Aux regards de chat…
Katrina, Monika, Jessica…
Je t’ai trahi…
De ces amours ravageurs tu ne sauras rien
Tu ne sauras combien je les ai aimés
Ca restera indicible et secret
Un monde de silence
J’ai besoin de te dire
J’aime les filles au nom d’ouragan
Aux regards de chat…
Katrina, Monika, Jessica…
Je t’ai trahi…
Ne te laisse pas éteindre
Ne te laisse pas éteindre
c’est écrit
ne pas parler au chauffeur
paraît-il
c’est la loi
interdit
ne pas parler au chauffeur
c’est la ville
qui veut ça
si ces mots-là
me brisent le cœur
c’est juste que c’est moi
le chauffeur
et assise près de moi
tous les jours même heure
elle ne parle pas
au chauffeur
elle sourit
dans mon grand rétroviseur
je souris
et elle me voit
de Clichy
jusqu’à la Cité des fleurs
toute ma vie
en trois quarts d’heure
interdit
ne pas parler au chauffeur
paraît-il
c’est la loi
une vie
à regarder le compteur
son aiguille
qui tournoie
si cette aiguille
me perce le cœur
c’est juste que c’est moi
le chauffeur
et cette jolie fille
tous les jours même heure
elle ne parle pas
au chauffeur
si ces mots-là
me brisent le cœur
c’est juste que c’est moi
le chauffeur
si ces mots-là
me brisent le cœur
c’est juste que c’est moi
le chauffeur
elle sourit
dans mon grand rétroviseur
je souris
et elle me voit
de Clichy
jusqu’à la Cité des fleurs
toute ma vie
en trois quart d’heure
elle sourit
dans mon grand rétroviseur
je souris
et elle me voit
c’est écrit
ne pas parler au chauffeur
paraît-il
c’est la loi
Ce matin là, c’est comme si j’étais sorti
Juste pour un paquet de cigarettes
combien de temps je suis parti
une heure, un mois, un an peut-être
peu importe car maintenant
je suis revenu
tu n’en reviendras pas
je suis revenu de tout
surtout de la vie sans toi
c’est comme si / j’avais / dérivé
vers des rivages aux yeux trop bleus
porté par des vents
qui me soufflaient qu’ailleurs c’est mieux
et puis ce matin
je suis revenu
et tu n’en reviendras pas
je suis revenu de tout
revenu surtout à moi
Tout encore me tire vers toi
Tout encore me tire vers toi
Mon passage à la vie je tremble et je souris
je suis revenu
tu n’en reviendras pas
je suis revenu pour toi
je suis revenu
tu n’en reviendras pas
je suis revenu de tout
revenu surtout à moi
Amène le vent
Que les choses tournent
Que ce sentiment cesse doucement
Ecoute les vents
Ce qu’ils ont à dire
Ma foi c’est pas si grand
y a de la place pour toi et moi
Ne reste pas sur ce banc
N’écoute plus les gens
Que notre amour est beau à mourir
Je suis enfin prêt à te le dire
Ai-je attendu trop longtemps ?
Je t’en prie mon amour
Ne refuse pas l’hiver
J’ai tant de choses à te dire
Dadaddaddaddda
Ecoute les vents -----
Ce qu’ils ont à dire ---
Amène le vent
Qu’il fasse voler
Notre désir
Au dessus des gens --
Je suis allé si loin
Au delà des mers
Plus loin que les chevaux
Que j’ai touché la terre
J’ai plongé dans un abîme
Que tous disaient sans fond
Et je t’ai rencontrée
Et je t’ai tant aimée
dadadaddadaddaddadda
AVEC DES SI
et si / j’étais né ailleurs
un fusil / au bout des doigts
si j’avais / fui ma terre
si l’étranger / c’était moi
avec des si
oh des si
si c’était moi / dont on se fiche
le mouton noir sur cette affiche
si j’étais l’étranger
si j’étais le danger
avec des si
oh des si
2x
dodododo
si j’étais / le presque rien
l’homme entre l’homme et le chien
Quelles seraient mes pensées
si j’étais l’étranger
avec des si
oh des si
avec des si
oh des si
Mayday mayday mayday mayday….
Les vents les vagues
Une mer démontée
Fouettant la digue
Je n’ai pas résisté
Aspiré par un flux terrible
Cette fois il n’y avait aucune chance
Elle sombre
Elle disparaît
Dans le néant
Dans les eaux froides
Mayday mayday mayday mayday….
Ma vie s’est mise à la verticale
Comme l’Erika elle s’est brisée en deux
Aux autres je ne laissais que cette marée noire
Ils se débattent
Battent des ailes
Comme des oiseaux mazoutés
Elle sombre
Elle disparaît
Dans le néant
Dans les eaux froides
Personne n’avait entendu mes appels de détresse
Mayday mayday mayday mayday….
dans la canicule de cet été
sous un soleil écrasant
les pelles mécaniques déchirent l’asphalte brûlant
comme des araignées aux crocs d’acier
la rue disparaît peu à peu
les trottoirs où nous marchions tous les deux
réduits en miette comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
dans la canicule de cet été
dans un air devenu trop épais
toutes ces machines et ces marteaux piqueurs
arrachent des lambeaux de mon coeur
c’était ce qu’il restait de nous
cette place, ce banc où nous nous posions quelquefois
je me souviens que tu laissais ta tête
sur mon épaule comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
Tout sera comme avant
Si seulement on pouvait reconstruire notre histoire
comme ça, comme ça, comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
comme ça, comme ça, comme ça
A l’ouest
---
allez viens à l’ouest
derrière ces montagnes
de l’autre côté du lac
là où le fleuve glisse vers Marseille
allez viens à l’ouest
saisis cette main
monte sur ce roc
elle t’emmènera très loin
mmmhh mmmh
allez viens à moi
ose ce pas
ou jamais tu ne sauras
ce que le soleil gardait pour toi et moi
allez viens étends toi
ici près de moi
inscrivons nos initiales dans le sable brûlant
mmmhh mmmh
mais voilà l’automne arrive
et la pluie courbe les branches
volant ce qu’il nous restait de lumière
Arbre, tu m’embrasses comme du lierre
allez viens à l’ouest
derrière ces montagnes
de l’autre côté du lac
là où le fleuve glisse vers Marseille
allez viens
saisis cette main
monte sur ce roc
elle t’emmènera très loin
dadadadda ahahahaha
Les étoiles disparaissent
Comme effacées par une main divine
J’ai perdu l’impression de connaître
Ma place dans cet univers
Les ciels de nuits deviennent invisibles
Aux hommes qui vivent dans les villes
On se laisse piéger
On se perd dans le quotidien d’une ville
On oublie de lever les yeux
Cette nuit… étendu… immobile dans une pelouse…
Les yeux plongés dans la nuit
Enfin… enfin… j’ai vu
j’ai vu l’étoile fuyante…
j’ai vu l’étoile fuyante…
Je suis resté muet d’émotion
La gorge serrée
Le cœur tambourinant dans sa cage
Je crois que rien n’a jamais été plus beau que cet instant
Tout entier mon corps tremble encore
Enfin, j’avais vu
J’avais vu une étoile fuyante j’ai vu l’étoile fuyante
On oublie de lever les yeux
Cette nuit… étendu… immobile dans une pelouse…
Les yeux plongés dans la nuit… enfin…
Enfin j’avais vu
J’avais vu une étoile fuyante, une étoile fuyante, une étoile fuyante, …
Mon corps se souvient---
Mon corps se souvient tu lui as fait les quatre cents coups
Tu lui as tout fait
Mon corps se souvient tu lui as fait avaler des couleuvres
Tu lui as donné des coups de lattes
Mon corps se souvient
Tu lui as tout fait
Mon corps se souvient 4x
Mon corps se souvient 2x
A toi j’ai tout donné à l’heure bleue j’essayais de me décrocher du sol
Et tu m’as brûlé les ailes
Mon corps se souvient
Tu m’as volé mon soleil
Tu m’as bouffé mon oxygène
Mon corps se souvient
J’essayais d’être dans la hauteur du ciel
Tu m’as répandu au sol
D’un coup de sécateur mutilé j’ai vacillé
Rampant à terre je n’étais plus rien
Mon corps se souvient
À LA FRAÎCHE
---
le vent s’était levé n’empêche
on s’est couché à la fraîche
tu disais que la belle étoile
ça vaut tous les 5 étoiles
ta peau douce sur le sol rêche
on s’est couché à la fraîche
sentir la terre sous nos deux corps
sentir qu’on est vivant encore
tout au bout de son fil de pêche
y’a la lune qui se balance
les étoiles qui filent comme des flèches
dans un vacarme de silence
tu disais faut qu’on se dépêche
de se coucher à la fraîche
bientôt l’été sera parti
bientôt l’hiver sera Paris
demain nous retrouverons
nos moulures bourgeoises
la douceur de nos draps
le luxe qui écrase
demain nous retrouverons
l’argent et le mépris
toutes ces choses qui font
que l’on rêve petit
le vent s’était levé n’empêche
on s’est couché à la fraîche
tu disais que la belle étoile
ça vaut tous les 5 étoiles
nos désirs sont en cale sèche
faut se coucher à la fraîche
sentir au plus profond de nous
la lave qui bouillonne en dessous
tout au bout de son fil de pêche
y’a la lune qui se balance
les étoiles comme des flammèches
qui scintillent sur la Provence
tu disais faut qu’on se dépêche
de se coucher à la fraîche
bientôt l’été sera parti
bientôt l’hiver sera Paris
demain nous retrouverons
nos moulures bourgeoises
la douceur de nos draps
le luxe qui écrase
demain nous retrouverons
l’argent et le mépris
toutes ces choses qui font
que l’on vit endormi
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